Je vois à Rosenwiller un paysage où la forêt domaniale côtoie vigne et champs, offrant des habitats variés à une faune discrète mais bien présente. Dans les sous-bois, les traces au sol révèlent le passage régulier du chevreuil, surtout visible au crépuscule, alors que le chant clair de la mésange charbonnière ponctue les matins froids. Les haies et les lisières de vigne accueillent une petite population de roux de champ, preuve d’un équilibre sain entre cultures et espaces semi-naturels. En période de migration, il n’est pas rare d’entendre le cri aigu du martin-pêcheur le long du Kirneck, qui profite de ce cours d’eau aux eaux claires pour pêcher. Dans les prairies de fauche tardive, les vols rapides et erratiques de la libellule délimitent des zones humides temporaires souvent ignorées, mais indispensables aux amphibiens et insectes. Chaque coin de Rosenwiller raconte ainsi une histoire de coexistence entre agriculture raisonnée et nature vivante, où la biodiversité se lit dans les petites observations de terrain.
0
0
0
Commentaires
Le module commentaires sera branché ici.